Le deuxième croisement devait avoir lieu à Ibiza. Mais tout a commencé à mal tourner. Conflits, permis qui n’arrivaient pas, espaces inadaptés. Et puis, d'un coup, la fluidité est apparue là où personne ne l’attendait : au Pays Basque. Hermès a commencé à parler. Il disait que l'alchimie est hermétique. Tant qu'elle n'est pas correctement ordonnée, on ne peut utiliser son information. Le Pays Basque était l'opposé d'Ibiza : forêt, contention, silence.
Là, le temps a changé de ton. Il ne s'agissait plus de descendre dans le trou, mais d'entrer dans le code. L'information est arrivée par les mots, les sons, les codes avec lesquels nous pensons. On disait que l'esprit est programmé par les langues, et que l'anglais ou l'espagnol sont des langues contaminées dans la conscience. Il fallait des langues très anciennes pour réouvrir les codes de l'esprit.
L'euskara (le basque) est apparu comme l'une de ces langues du néolithique. Une langue qui reste vivante et qui, même si nous ne la comprenons pas, ouvre des circuits en nous. Quand ils ont commencé à chanter en euskara, des codes liés à Ahura Mazda, au Dieu du Temps, au Moyen-Orient, sont arrivés.
Les langues anciennes étaient des codes pour ouvrir les canaux entre le ciel et la terre. Les Anunnakis, les fils de la Terre et du Ciel, parlaient ces langues. Les sorcières utilisaient l’Abra Kedabra « je crée tel que je parle » pour modifier la réalité par la parole. Le travail au Pays Basque a été de redonner leur pouvoir aux sorcières. Aux femmes qui savaient utiliser la parole pour transformer l'esprit.