Nous nous souvenons à la Table Ronde.
Le cercle s’active et la conscience prend une forme partagée. Douze positions entourent le centre et soutiennent une géométrie vivante. Ici s’établit un ordre naturel : une alliance de perception qui ouvre un nouvel état de conscience. Les archétypes de l’être se disposent pour recalibrer l’origine de la pierre philosophale, celle qui aligne l’esprit, le cœur et l’action afin de manifester le ciel sur la terre.
Au centre du cercle, Excalibur définit l’axe et marque le nord. Durant ce cycle, sa forme s’exprime comme Béryllium. C’est la substance que nous ordonnons. La quatrième particule de la pierre se présente comme une architecture cristalline, prête à être observée et ajustée depuis les différents points de vue offerts par la roue des douze.
Aujourd’hui, nous partageons le point de vue de la transformation. Le trône du Scorpion ouvre la huitième position et oriente le regard vers la toxicité et la transmutation. Depuis ce siège, le Béryllium se révèle comme une substance duale : à l’état pur il est hautement toxique, mais sous forme de gemme il devient médecine pour les yeux et pour l’âme.
Ce qui s’est activé, enraciné, mis en circulation, protégé, illuminé, raffiné et équilibré trouve maintenant une métamorphose alchimique. Le Béryllium traverse le feu de la transformation. Chaque processus de cristallisation transmute le poison en beauté. Chaque gemme naît d’une pression extrême.