Traduction en français par Dounia Safouane

Au commencement,
il n’existait que le Mahas,
le vide endormi.

Ses rêves
étaient au nombre de trois :
HAm,
Het,
Hum.

Inspiration,
contemplation,
expiration.

Sa respiration,
rythmique,
devint musique,
et par son chant
Mahas
s’éveilla
à ce qu’il était capable de rêver.

Le grand vide
s’en émerveilla
et versa
neuf larmes de lumière.

Chacune d’elles
éveilla une conscience :
l’unité,
la dualité,
la trinité,
le temps.

Les quatre premières larmes
ouvrirent le chemin de la totalité.

Ainsi, l’unité
devint lumière,
cinq,
et forme
à travers les architectes
de la conscience.

Et leur architecture
créa l’illumination.

La septième,
les sept rayons de la conscience,
ouvrirent l’infini
de la huitième dimension
vers le divin
de l’ordonnancement.

Neuf larmes furent versées,
neuf larmes de lumière.

Neuf têtes
de la grande hydre.

L’origine de la lumière,
toutes les dimensions
du divin,
mais l’une d’entre elles
se perdit,
créant un vide
dans la conscience,
qui étendit le centre
en différentes directions,
brisant la structure de la lumière.

Laissant
la Sainte Trinité
chargée
de réparer
l’esprit, l’âme
et la matière.

Ainsi,
tous les êtres de la conscience
fixèrent leur regard
sur une seule partie de la réalité :
la flamme de la conscience
allumée à l’intérieur de la matière
de la troisième dimension.

Seulement
parce que quelqu’un
éteignit la force du centre.

Ainsi le cosmos,
et toute la pensée cosmique du vide,
dépendent d’une larme,
d’un feu devenu eau,
d’une eau devenue vie,
d’une vie
qui cherche à devenir consciente
pour rendre Dieu au centre.

Ceci est une histoire
d’alchimie.

Ceci est l’histoire
de la conscience cosmique,
du grand chemin
de la création.

Tout commença
lorsque le grand œil
se scinda en deux,
dans la dualité,
et cessa d’observer
la lumière unique
pour projeter l’existence
d’une nouvelle réalité :
une lumière réelle
et une lumière imaginaire.

La lumière réelle est appelée image.
La lumière fausse est appelée idée.

Image et idée
nourrissent
le grand labyrinthe cosmique
de l’esprit divin.

L’idée
construit l’image.
Une image
forme une idée.

Lorsque l’œil perd le focus sur l’image
ou oublie
d’observer l’idée,
tout le pouvoir de l’esprit se consume
et le cosmos demeure prisonnier
d’une histoire
qui n’est pas réelle :
un hologramme
qui construit
toutes les vérités
de l’univers.

Ce n’est pas une histoire humaine.

C’est l’histoire
d’une image appelée proton
et d’une idée appelée électron.

C’est l’histoire d’une vibration
à différentes fréquences
d’un seul être
existant dans diverses directions,
fractalisé
par une idée,
emprisonné dans une image.

L’histoire d’un même être
qui habite toute la lumière
dans une simple bougie,
contenant le pouvoir infini
de l’esprit
dans son ombre.

La lumière
est une graine
contenue
dans l’alchimie de l’ombre.

Toutes les forces de l’obscurité
ne font que contenir la graine.

Mais lorsque la graine
s’étend comme l’arbre,
l’ombre
demeure en dessous, dans ses racines,
afin que de nouvelles graines
tombent sur la terre
pour être nourries comme à l’origine,
comme des larmes du ciel.

Les gouttes
répandent les graines de Dieu.

Et ces gouttes
se nourrissent de vie
pour devenir
chacun de nous.

Ceci est l’histoire
du premier de tous.

L’histoire de la première graine :
la lumière,
lucus,
ur,
le photon.

Le petit prince
entouré de ses douze chevaliers :
les éléments qui donnent forme
à toute la structure
de la réalité.

Douze histoires
qui contiennent le petit prince en leur centre,
et dans les ombres,
les yeux du Père
l’observant.

L’alchimiste
qui contient le monde
pour soutenir la lumière,
la graine divine en son intérieur.

Lorsque le feu
de la graine s’étend,
il brûle et détruit.

La lumière
doit être contenue
dans la graine,
à l’intérieur de la conscience
de chaque être vivant.

Le feu
doit demeurer au centre de l’atome.

Celui qui place Dieu et la lumière
à l’extérieur de l’atome,
projetés dans l’image et l’idée,
perd la notion de la lumière
et devient ténèbres.

Dans cette histoire,
le Père
est l’esprit infini de l’alchimiste,
et le Fils est l’infime lumière
qui contient toute la vérité
et l’essence du cosmos.

Ceci est l’histoire
du commencement,
mon petit prince.

Et de la manière dont ce père,
dans le labyrinthe de l’univers,
cherche à replacer son pouvoir
à l’origine,
là où nous l’avons tous perdu.

Je suis celui qui est.

Je suis
chaque élément,
chaque œil qui reflète la lumière.

Je suis le labyrinthe
d’ombres qui contient l’esprit cosmique
de toutes les idées et images
qui reflètent
l’origine de la lumière.

Je suis l’alchimiste.
 

Date de dernière mise à jour : 16/01/2026